• « l’Art de la Vie » - Feuilleton page 1, à propos de Fabienne Verdier

    « L’Art de la Vie »...

    « ... si nous nous assemblons dans nos Loges c’est pour donner à notre âme ce juste équilibre qui constitue la Sagesse, c’est à dire l’Art de la Vie. » ...  C’est en ces termes, extraits du rituel d’initiation, que le V.M. accueille le profane qui vient de pénétrer dans la Loge.       « l’Art de la Vie » - Feuilleton page 1, à propos de Fabienne Verdier

    Le parcours impressionnant de Fabienne Verdier m’avait fortement touché, il y a maintenant 16 ans, lors de la lecture de son récit initiatique « La passagère du silence ». Depuis j’en ai suivi, avec intérêt, l’étonnante évolution.

    Sa peinture est difficile à aborder sans connaissance de sa démarche ni compréhension du sens et de l’esprit de son travail. Pour elle le geste est primordial, il vient du fond de soi et révèle l’essence de l’être.

    Elle a à peine 20 ans lorsque, avec une volonté́ tenace et après de multiples tractations, elle obtient en 1983, la possibilité́ de s’inscrire et d’étudier à l’Université́ du Sichuan. Première personne étrangère autorisée à pénétrer dans cette université́... une femme !

    Les premiers temps, la solitude et l’isolement la mettent face à elle-même dans ce milieu absolument étranger au monde d’où elle vient. Elle se retrouve là sous son propre regard, comme dans un cabinet de réflexion où se dévoile la possibilité́ de devenir soi... deviens ce que tu es... Ne pas rester soumis à son éducation, à ses habitudes, à son milieu social, aux aléas extérieurs, mais se connaitre mieux et penser par soi-même, agrandir son espace intérieur, découvrir ses particularités. Développer enfin un rapport vrai à soi et au monde un art de la vie, afin de s’accomplir et d’accomplir son destin.

    A son arrivée au Sichuan, Fabienne Verdier ne trouve pas ce qu’elle cherche. Nous sommes peu après la période du grand "nettoyage culturel”, la pression de l’état envahit encore les esprits et les idées ne s’expriment pas librement, mais s’échangent en secret.

    Ce n’est qu’après un certain temps de recherches et un patient travail de mise en confiance qu’elle rencontrera un graveur de sceaux dont une main a été coupée pour “révolution culturelle“, puis un vieux Maitre de calligraphie, et un peintre gardien de la Tradition. Les contacts sont d’abord distants et méfiants et il lui faut prouver ses capacités et sa volonté́. Ce qu’elle fera au cours de longs mois d’un travail acharné, toujours solitaire (contrairement au travail dans nos Loges), avant de se voir acceptée.

    Suite de ce palpitant feuilleton, au prochain numéro.

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    Fabienne V. et son Maitre calligraphe.      -         Peinture sur soie 1997                -                  Sedes Sapientiae 2011

     

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