• Le soleil, le printemps et moi nous-nous étions donné rendez-vous ce matin à 4h.49 (heure solaire = 5h.49 à nos horloges). La première photo en témoigne, les autres sont prisent de demi-heure en demi-heure.   (cliquez dessus pour agrandir).

            C'est l'printemps         C'est l'printemps         C'est l'printemps         C'est l'printemps

    Pendant ce temps, comme chaque matin je faisais ma gym in the garden.

    Cet hiver j'ai fait élaguer sévèrement mon magnolia, mais il vient de me faire tout de même 7 fleurs... pas une de plus...    Cf. la photo de gauche... Les 2 suivantes sont l'actualité du jardin ébranché et la 4ème le magnolia années précédentes.

          C'est l'printemps           C'est l'printemps           C'est l'printemps           C'est l'printemps

           C'est l'printemps

       Et, en prime, cette autre magnifique photo envoyée par ma fille Flor confite en son appartement à Chaville.

     

     

     


    1 commentaire
  •       On peut s’interroger sur le rapport entre  Lumière et Ténèbres…  Les traductions du prologue de St Jean varient.

    Selon les traductions de 1864 et 1910 « les Ténèbres n’ont pas reçu la Lumière », ce qui pourrait sous-entendre que la Lumière n’a pas bien fait son boulot… C’est impensable.

    La Bible de Jérusalem dit que « les Ténèbres ne l’ont pas saisie », ce qui tendrait à signifier le contraire : les Ténèbres sont en faute... La faute, peut-être, à notre propre obscurité.

    Mais d’autres traductions disent que « les Ténèbres ne l’ont pas comprise »…  n’ont-elles pas voulu, ou étaient-elles dans l’incapacité de comprendre ?

    Par ailleurs, il est dit encore que la Lumière n’a pas été connue ou reconnue… Ou encore tout simplement "arrêtée". Ce dernier concept me convient assez.

    Mais, en fait, il me semble que la langue française est trop analytiquement précise pour exprimer ce type de notion purement intuitive.

    Alors « et Dieu dans tout ça ? »...   ... Je dirais : ...« IL EST »...

    agrandir les documents par un clic


    1 commentaire
  •       Les Lumières d'Hiver... A l'aube de St Jean  Timidement, à la suite du solstice de décembre, la lumière s’apprête à réinvestir l’espace.

       Comme pour l’accompagner, deux jours plus tard, l’enfant Jésus offre la promesse d’une aube nouvelle.

        Deux jours encore et voici Saint Jean,  le bien-aimé,  que nous fêtons en ce 27 décembre. Il témoigne de la Lumière de l’Esprit et nous dit que, portée par le Verbe,  la Vie est la lumière des hommes.  Jean prêche aussi l’Amour et le partage dans l’espérance d’un jour nouveau, une cité empreinte de spiritualité dont nous pouvons nous inspirer pour construire notre existence,  notre Être. 

        Ainsi de deux en deux jours la lumière s’est élevée, prémices à une année nouvelle que je vous souhaite, en tout, bien heureuse.

     

           Les Lumières d'Hiver... A l'aube de St Jean           Les Lumières d'Hiver... A l'aube de St Jean           Les Lumières d'Hiver... A l'aube de St Jean           Les Lumières d'Hiver... A l'aube de St Jean

           St Jean, par Le Greco.                     Les autres sont de moi : La Cité Céleste, Janus, La Lumière des hommes.

                                                                    Droits protégés par copyright.

                        

     


    2 commentaires

  • Noire est la peinture                Pierre SOULAGES - d'un solstice à l'autre... de Pierre Soulages. Conçue pour accueillir la lumière, elle est changeante, au gré de l’éclairage et de l’axe du regard. Le « Noir-Lumière » devient un champ mental émotionnel. Noirs brillants et noirs mats, opposés aussi entre à-plats lisses et surfaces striées ou rainurées en une matière parfois épaisse, et des masses travaillées en relief. Le noir s'y empreint de lumière, qui devient vibration.

    Les panneaux mesurent plus de 3 mètres de hauts et sont parfois assemblés en polyptiques muraux. Ils ne                 Pierre SOULAGES - d'un solstice à l'autre...racontent pas, il faut les ressentir, ressentir ce pays en accord avec les solstices, le noir de l’hiver dans lequel se révèle la lumière naissante, prête à s’épanouir.

    Cette œuvre noire, parfaitement maitrisée, est facteur d’intense émotion. Elle renvoie aussi aux vitraux de l’abbaye de Conques, magnifiés de lumières blanches dans l’ombre intérieure de ce joyaux Roman et auvergnat.

    Pierre Soulages aura 100 ans ce 24 décembre. Il est toujours actif créateur. Cela m’emplit de cette Vertu théologale : Espérance.liquez pour agrandir...                                                       Ci dessous une peinture ancienne 

                    Pierre SOULAGES - d'un solstice à l'autre...                       Pierre SOULAGES - d'un solstice à l'autre...                       Pierre SOULAGES - d'un solstice à l'autre...                       Pierre SOULAGES - d'un solstice à l'autre... 


    1 commentaire
  • Fabienne V. tient son pinceau verticalement et agit sur une surface horizontale selon la tradition chinoise. Elle travaille maintenant sur de très grandes surfaces disposées au sol, se plaçant elle-même sur ce plan : « Au centre du cercle j’ai la sensation d’être à l’endroit du non manifesté en cours de gestation... …Le cercle est la figure de l’infini et de la perfection... Vide générateur ou plénitude initiale ?... Cette figure n’a ni début ni fin, c’est la plus métaphysique qui soit, elle génère une plénitude active, quand mon pinceau trace, je suis au centre du cercle... je ressens la cohésion puissante entre l’âme, le corps et le ciel ».        Cf. document photo sur la page précédente du blog.

    « L’ART de la VIE » …  Fab. Verdier – page 3 : la Maîtrise. Le geste de l’artiste opère en un instant le fruit de son travail, après une longue préparation. « Le tableau est le fruit du vécu, une spiritualité́ portée par une substance physique : matière et action… Ce qui fait l’authenticité́ de l’Art est que l’artiste  animé par le besoin d’intensifier la vie, se trouve, se connait et atteind à l’unité́ intérieure ».

    Une passion disciplinée, une constante volonté une grande patience sont nécessaires, à l'écart de toute pensée parasite : « Le fruit d’un long travail est semblable à la révélation immédiate d’une connaissance qui vous dépasse, avec cette différence que l’on peut en avoir une compréhension foncière »

    Je pense que toutes ces citations sont de nature à évoquer certaines caractéristiques essentielles de notre démarche au sein du R.E.A.A.

    En Chine, lors d’une grave maladie, Fabienne Verdier dit avoir vécu sa mort :   « Il faut vivre sa mort pour être dépouillé́ des illusions, des prétentions, des complaisances. Être soi et faire sans faux semblants ».

    Intransigeante avec elle-même et sans concession, elle brûle périodiquement celles de ses œuvres qui ne répondent pas à l’éthique de son art : « le feu est purificateur et régénérateur... Détruisant l’enveloppe je me libère... une mutation intérieure me vivifie. »

    Devenue une artiste très en vue, on peut penser, à son écoute ou à la lecture de ses entretiens, qu’elle possède un ego bien dimensionné. Mais il est certain qu'elle a acquis les moyens de cet ego. L’authenticité́ de son art et de son mode de vie, ascétique, ne font aucun doute. Les parcours initiatiques sont multiples et personnels, le sien l’a amenée à réaliser en plénitude son “Art de la Vie“.

    Il nous reste à souhaiter que les propos initiaux du V.M., rappelés en page 1, accompagnent, en sagesse, le sens de notre recherche.

       « L’ART de la VIE » …  Fab. Verdier – page 3 : la Maîtrise.                     « L’ART de la VIE » …  Fab. Verdier – page 3 : la Maîtrise.                      « L’ART de la VIE » …  Fab. Verdier – page 3 : la Maîtrise.

    Documents :    à gauche, Sedes Sapienstiae - 183x135 cm.   -   Au centre, La ceinture de St luc, 150x350 cm.,  Musée de Bruges  -   A droite, une page de l'un des multiples carnets d'ateliers sur lesquels F.V. note ses réflexions pour préparer ses peintures.  Ci-dessous : "Yuan : le retour aux sources" - 2009 - Hauteur 183 cm, largeur 567 cm.

    « L’ART de la VIE » …  Fab. Verdier – page 3 : la Maîtrise.

                                                                                                                                                                

     


    1 commentaire
  •    Pour acquérir l’esprit de l’Art oriental, il faut maitriser les 8 traits fondamentaux        " L'Art de la Vie " -  Fabienne V.  - Page 2 : Apprentissage de la calligraphie en appliquant la technique de la tenue du pinceau le poignet vide, nous dirions à main levée. Très longs et patients exercices... Le pinceau, l’encre et la main forment un tout qui reçoit et traduit l’impulsion de l’âme. Les traits de base sont la verticale et l’horizontale par lesquelles tout se construit. Mais le tracé circulaire est évidemment, lui aussi essentiel. Il représente l’universel... Uni-versus : retour à l’unité originelle.    Photo 1 : POLYPHONIE, 735 cm X 407 -  Exposition au Musée de Bruges.  

     Durant ces longues années, Fabienne Verdier fera appel à ses ressources intérieures, animée par une volonté sans faille et une grande exigence morale : éthique et esthétique se conjuguent. On est bien là dans le spirituel.

       Apprendre à se concentrer, à tenir et mouvoir le pinceau du calligraphe, requiert des années d’exercices quotidiens : ténacité, opiniâtreté... mais aussi concentration, méditation. Contempler un paysage durant des heures, en capter le flux et la vibration... « En fonction de sa nature, chacun doit trouver ce qui lui est nécessaire pour être réceptif afin de retrouver son unité intérieure. C’est avant tout une attitude de vie quotidienne. Cela s’acquiert par une ascèse rigoureuse au fil des années ».        " L'Art de la Vie " -  Fabienne V.  - Page 2 : Apprentissage

       Au sujet de son art, F.V. parle souvent de “l’expression de son paysage intérieur”. Il ne s’agit pas de représenter mais de traduire la vision du lieu intérieur à un moment donné. Un accord entre l’intime et l’univers transcrit par la valeur de “l’unique trait de pinceau”. Cette notion de l’unicité́ du tracé est à la base de l’expression résultant d’un seul geste venant du Soi profond, maturé dans une intense méditation.  Photo : St Christophe traversant les eaux - d'après Memling, Musée de Bruges. 244 X 271 cm.

       La Lumière que nous cherchons est en nous (Cf. rituel maçonnique). La méditation peut en faire monter quelques rayons à notre conscience. Cet éclairage combine et unifie le monde extérieur et le monde intérieur des sensations, des émotions, des raisonnements... des espoirs et des craintes.

       Ce qui va devenir univers émane du chaos : informel désordre et ténèbres... Mais la Lumière "est" avant toute chose, avant toute forme, « la Vie est la Lumière des Hommes » dit le prologue de Jean (sur lequel nous prêtons serment). L’expression de notre rituel : « Un le Tout » est universelle. Fabienne Verdier s'en est imprégné durant les dix années qu’elle a œuvré au Sichuan.        " L'Art de la Vie " -  Fabienne V. - Page 2

    La pensée de l’Un est aussi paradoxale que celle d’absolu ou du "Tout"... Pensant à l’univers, l’occidental parle d’ordre (cosmos), d’unité, mais aussi de mouvement. « Le pinceau chinois permet de parcourir l’espace en un seul geste qui s’inscrit dans un mouvement gravitationnel comme la marche du monde ».                                                               .                                        .                  Photo 3 : F.V. inscrivant sa trace au Centre du Cercle.             

    N.B. : Les citations en italique sont de Fabienne Verdier.

                                                       


    1 commentaire
  • « L’Art de la Vie »...

    « ... si nous nous assemblons dans nos Loges c’est pour donner à notre âme ce juste équilibre qui constitue la Sagesse, c’est à dire l’Art de la Vie. » ...  C’est en ces termes, extraits du rituel d’initiation, que le V.M. accueille le profane qui vient de pénétrer dans la Loge.       « l’Art de la Vie » - Feuilleton page 1, à propos de Fabienne Verdier

    Le parcours impressionnant de Fabienne Verdier m’avait fortement touché, il y a maintenant 16 ans, lors de la lecture de son récit initiatique « La passagère du silence ». Depuis j’en ai suivi, avec intérêt, l’étonnante évolution.

    Sa peinture est difficile à aborder sans connaissance de sa démarche ni compréhension du sens et de l’esprit de son travail. Pour elle le geste est primordial, il vient du fond de soi et révèle l’essence de l’être.

    Elle a à peine 20 ans lorsque, avec une volonté́ tenace et après de multiples tractations, elle obtient en 1983, la possibilité́ de s’inscrire et d’étudier à l’Université́ du Sichuan. Première personne étrangère autorisée à pénétrer dans cette université́... une femme !

    Les premiers temps, la solitude et l’isolement la mettent face à elle-même dans ce milieu absolument étranger au monde d’où elle vient. Elle se retrouve là sous son propre regard, comme dans un cabinet de réflexion où se dévoile la possibilité́ de devenir soi... deviens ce que tu es... Ne pas rester soumis à son éducation, à ses habitudes, à son milieu social, aux aléas extérieurs, mais se connaitre mieux et penser par soi-même, agrandir son espace intérieur, découvrir ses particularités. Développer enfin un rapport vrai à soi et au monde un art de la vie, afin de s’accomplir et d’accomplir son destin.

    A son arrivée au Sichuan, Fabienne Verdier ne trouve pas ce qu’elle cherche. Nous sommes peu après la période du grand "nettoyage culturel”, la pression de l’état envahit encore les esprits et les idées ne s’expriment pas librement, mais s’échangent en secret.

    Ce n’est qu’après un certain temps de recherches et un patient travail de mise en confiance qu’elle rencontrera un graveur de sceaux dont une main a été coupée pour “révolution culturelle“, puis un vieux Maitre de calligraphie, et un peintre gardien de la Tradition. Les contacts sont d’abord distants et méfiants et il lui faut prouver ses capacités et sa volonté́. Ce qu’elle fera au cours de longs mois d’un travail acharné, toujours solitaire (contrairement au travail dans nos Loges), avant de se voir acceptée.

    Suite de ce palpitant feuilleton, au prochain numéro.

                  « l’Art de la Vie » - Feuilleton page 1, à propos de Fabienne Verdier                       « l’Art de la Vie » - Feuilleton page 1, à propos de Fabienne Verdier                          « l’Art de la Vie » - Feuilleton page 1, à propos de Fabienne Verdier  

    Fabienne V. et son Maitre calligraphe.      -         Peinture sur soie 1997                -                  Sedes Sapientiae 2011

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique